Coopaname, c’est démocratique

L'exercice de la citoyenneté ne s'use pas, même si l'on s'en sert quotidiennement

Une coopérative implique un fonctionnement démocratique.

La démocratie coopanamienne est un ouvrage que nous remettons chaque jour sur notre métier.

Coopaname - Séminaire au vert sur la coopération - août 2013

Des instances de gouvernance élues démocratiquement par les citoyenׅ·ne·s de la coopérative :

  • les administrateurs et administratrices composant le conseil d’administration (CA) sont élu·e·s par l’assemblée générale des associé·e·s pour un mandat de trois ans renouvelable une fois, 
  • la présidence du conseil d’administration est assurée par un binôme, élu par les administrateurs et administratrices au terme d’une élection sans candidat
    (Il est évidemment impensable que cette présidence soit exclusivement masculine et nommée ad vitam aeternam.),
  • la direction générale est désignée par le conseil d’administration, 
    (La direction de la coopérative est forcément collégiale. Dans le cas contraire, cette page n’aurait plus aucun sens commun ; et le commun, ça nous connaît.) 
  • les instances représentatives du personnel (IRP) - comité d’entreprise (CE) et délégué·e·s du personnel (DP) - sont élues parmi les salarié.e.s, par l’ensemble des salarié.e.s
    (Petit plus coopanamien : un.e représentant.e des IRP participe à tous les conseils d’administration, avec voix consultative.),
  • le comité d’hygiène, de sécurité et des conditions de travail (CHSCT) est élu parmi les salarié.e.s par les membres élus du CE et DP,
  • la formation professionnelle étant l’affaire de tous, le CE n’est pas seulement consulté pour le plan de formation annuel des salarié.e.s, il est co-décisionnaire,
  • tout.e salarié.e de la coopérative a vocation à en devenir associé.e.

 

Les instances de la démocratie coopanamienne

Des pratiques qui permettent un équilibre des pouvoirs et des contre-pouvoirs 

  • la fonction de présidence est distincte de celle de la direction générale,  
  • la direction générale est collective et membre du conseil d’administration, 
  • les femmes et les entrepreneur.e.s associé.e.s en activité sont majoritaires au sein du conseil d’administration. 

Notre coopérative est juridiquement une société.

Les directrices et directeur généraux portent par conséquent la responsabilité juridique des opérations, et notamment la responsabilité pénale en cas de problème grave. Elles et il sont formellement les employeurs de toustes les coopanamien.ne.s et, pour les tiers, les dirigeant.e.s de l’entreprise.

Eu égard à la particularité du projet coopanamien, nous avons fait le choix en 2008 de mettre en place un mode de gouvernement original, qui relativise le pouvoir de la direction générale tout en affirmant son rôle moteur dans la conduite du projet politique de la coopérative.

Ainsi, à Coopaname, le Conseil d’administration dispose d’un rôle plus fort que dans la plupart des autres sociétés anonymes, mais la direction générale en est partie intégrante : elle est donc élue à durée déterminée sur une base politique.

Une vitalité du débat démocratique au quotidien

  • deux à trois séminaires d’associé.e.s par an prolongent l’assemblée générale,  
  • des commissions d’associé.e.s rendent compte au conseil d’administration de l’état d’avancement des travaux qui leur ont été confiés :
    • vie démocratique,
    • recherche,
    • modèle économique de la coopérative,
    • relations extérieures et communication,
    • développement économique des activités.   
  • des réunions mensuelles se tiennent dans chaque établissement : chacun, quel que soit son statut coopanamien, peut s’exprimer et être entendu sur toutes les grandes questions concernant la vie de la coopérative, 
  • des universités a-saisonnées, temps de coagitation collective ouverts à tout.e.s, sont régulièrement organisées pour faire vivre et construire ensemble le projet de Coopaname