Travailler et entreprendre autrement

Multi-activité et ouverte, Coopaname propose à tout travailleur et toute travailleuse, qu’elle soit graphiste ou rempailleur de chaises, consultante ou e-commerçant, développeur informatique ou magicienne, d’intégrer librement la coopérative, d’y apporter son savoir-faire et d’y développer, de manière autonome, une activité économique qui lui permettra de s’y salarier et d’y bénéficier d’une protection sociale.

Concrètement on vous propose un cadre collectif où chercher ensemble les moyens de vivre décemment de ce qu’on aime et sait faire au rythme qui nous convient. La base, quoi. Dans notre langue à nous, on parle de « mutuelle de travail associé⸱e ».

Un autre rapport au travail et à l’entreprise

Ensemble, nous construisons une entreprise commune, démocratique et exigeante, pour se donner davantage de protections collectives (droit du travail, formation professionnelle, mutualisation des risques, solidarités sociales) et de potentialités de coopération. Tout ce dont on a besoin pour exercer son (ses) métier(s) dans de bonnes conditions économiques, sociales, éthiques.

La coopérative n'est pas un simple sas avant l’entreprise individuelle : à Coopaname nous visibilisons au contraire les limites de ce mode d’entrepreneuriat (isolement, protections sociales limitées...). En réponse à cela, nous prônons un fonctionnement qui s'ancre profondément dans l'histoire de la coopération, qui assume sa dimension politique mais aussi sa démarche expérimentale.

Ni dépendants, ni indépendants, les coopérateur⸱ices inventent au quotidien un cadre original où le rapport au travail est fondé sur un lien social et non sur un lien de subordination ou un rapport commercial. Ce cadre trace les contours d’une nouvelle forme d’organisation : la « mutualité de travail ».

Ce qui nous intéresse, c’est le travail :

  • Comment permettre à chacun⸱e de vivre décemment de ce qu’il aime et sait faire au rythme qui lui convient ?
  • Comment redonner sens et noblesse au travail et surtout au métier ?

C’est la raison pour laquelle nous revendiquons pleinement le terme ouvrier caché derrière le « O » de notre Scop. Parce que, étymologiquement, l’ouvrier est celui qui « fait avec habileté un travail », possède un savoir-faire et le met pleinement en œuvre.

Dit autrement, ce que nous voulons c’est :

  • Faire ce que l’on aime, au rythme choisi, avec qui on apprécie, dans un cadre mutualisé et solidaire ;
  • Ne plus subir mais décider, en devenant associé⸱e de l’entreprise qui est notre outil de travail partagé.

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La démocratie à Coopaname

Une coopérative implique un fonctionnement démocratique.

À Coopaname, nous construisons un autre rapport à la propriété : la propriété d’usage. La coopérative appartient à celles et ceux qui l’utilisent, donc aux coopérateur⸱ices elles-mêmes. C'est bien au travers de cette « co-possession » que nous dessinons un autre rapport au pouvoir et au savoir.

Chez nous, chacun·e a voix au chapitre et peut l’exprimer grâce à :

  • Des instances de gouvernance élues démocratiquement par les citoyenׅ·nes de la coopérative,
  • Des pratiques qui permettent un équilibre des pouvoirs et des contre-pouvoirs,
  • Une vitalité du débat démocratique.

La démocratie n'étant pas un état de fait mais un cheminement collectif, nous nous interrogeons régulièrement sur la démocratie coopanamienne.

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Nos instances

  • Les administrateurs·rices composant le Conseil d’administration (CA) sont élu·es par l’Assemblée générale des associé·es, pour un mandat de trois ans renouvelable une fois.
  • La présidence du Conseil d’administration est assurée par un quatuor, élue par les administrateur·rices. (Il est évidemment impensable que cette présidence soit exclusivement masculine et nommée ad vitam aeternam : on en a déjà trop dans notre société).
  • La direction générale est désignée par le Conseil d’administration (la direction de la coopérative est forcément collégiale. Dans le cas contraire, cette page n’aurait plus aucun sens commun ; et le commun, ça nous connaît.)
  • Les membres du comité social et économique (CSE) sont élu·es parmi les salarié·es, par l’ensemble des salarié·es. Un⸱e ou deux représentant⸱es du CSE participent à tous les Conseils d’administration, avec voix consultative.
  • Tout·e salarié·e de la coopérative a vocation à en devenir associé·e.

Nos pratiques

  • la fonction de présidence est distincte de celle de la direction générale,  
  • la direction générale est collégiale ; elle est membre du Conseil d’administration, 
  • les femmes et les entrepreneur·es associé·es en activité sont majoritaires au sein du conseil d’administration.
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Nos débats

  • des universités a-saisonnées, temps de coagitation collective ouverts à tout·es, sont régulièrement organisées pour faire vivre et construire ensemble le projet de Coopaname.
  • des commissions d’associé·es rendent compte au Conseil d’administration de l’état d’avancement des travaux qui leur ont été confiés : vie démocratique ; recherche ; modèle économique de la coopérative ou encore développement économique des activités.   
  • des réunions mensuelles se tiennent dans chaque établissement : chacun, quel que soit son statut coopanamien, peut s’exprimer et être entendu⸱e sur toutes les grandes questions concernant la vie de la coopérative.
  • des temps d’éducation, de discussions, mensuels et en visioconférence.
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