Idées

Si vous avez compris ce qu’était Bigre!, c’est qu’on vous l’a mal expliqué.
Rapport d'activité 2014 de Coopaname (p. 18/19)

Et si on réinventait le travail ?

Dessiner un avenir meilleur. Avec, en ligne de mire, l’espoir de retrouver un travail qui ne soit plus subi et qui redonne du sens à la vie.

Et la possibilité d’une carrière au cours de laquelle on puisse faire des pauses, bifurquer, sans craindre le chômage de longue durée.

 

Irréaliste ? Plus tant que ça. Ici et là s’inventent déjà des expériences – utopies concrètes diront certains – portées par la quête fragile d’une plus grande liberté.

C’est le cas des coopératives d’activités et d’emploi, dont la plus importante, Coopaname, regroupe plusieurs centaines de salariés […].

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Par Marion Rousset (Journaliste). Télérama du 11 février 2015

Faire société : le choix des coopératives

L’économie sociale et solidaire et les créations de coopératives sont en nette augmentation (2 165 à la fin 2013), même si cette forme d’entreprise reste confidentielle. Est-il si difficile de fabriquer de la coopération ? Comment transformer davantage d’entreprises en coopératives de travail ? 


Une démocratie se construit, lentement. Une coopérative aussi. Oxalis et Coopaname, coopératives ouvrières emblématiques du mouvement des coopératives d’activités, ont en partage une même façon de faire et d’être : une méthode, un regard sur le monde, un projet politique visant à établir une pédagogie coopérative. 
Cette « méthode », qui a pour but de mettre en relation des collectifs de travail, accompagne à présent massivement la construction d’initiatives coopératives. Et, dans une logique d’éducation populaire, les acteurs et actrices seront à tour à tour accompagné-es 
et accompagnant-es.


Et si nous imaginions alors de construire un réseau auto-alimenté d’apprentissage et d’accompagnement mutuel entre anciens, nouveaux et futurs coopérateurs et coopératrices ? C’est là l’objectif poursuivi par la Manufacture coopérative. 
Mais l’évolution vers la coopération implique l’émergence d’une culture spécifique qui fonderait une capacité collective à penser le rapport au pouvoir dans l’entreprise, le rapport au travail et la relation aux autres. Cet ouvrage collectif s’adresse à tous celles et ceux qui souhaitent travailler de manière radicalement différente, qui rêvent de se rassembler autour d’un projet commun qui a du sens. Bref, œuvrer ensemble pour faire société.


La Manufacture coopérative est une recherche-action initiée par les Scop Oxalis et Coopaname à laquelle est associé le laboratoire Ladyss. Elle s’engage sur la transformation de collectifs de travail en organisations coopératives, quelle que soit la dynamique de cette transformation : récupération, mutation ou reprise. 

Les auteurs : 
Anne Chonik Tardivel, Anne-Laure Desgris, Amandine Le Postec, Catherine Bodet, Céline Poret, Elsa Manghi, Grégoire Prudhon, Jean-Luc Chautagnat, Joseph Sangiorgio, Konstantinos Lambropoulos, Luc Mboumba, Mirta Vuotto, Marcelle Godefroid, Nadine Richez-Battesti, Noémie de Grenier, Olivier Hoeffel, Petia Koleva, Stéphane Veyer, Sylvie Muniglia, Thomas Lamarche, Yorgos Rizopoulos

 

Couverture du livre "Faire société : le choix des coopératives"
Collection "Idées coopératives" - Editions du Croquant
Citoyen•ne•s, nous n'acceptons pas que la démocratie s'arrête aux portes des entreprises. Professionnel•le•s, nous refusons que l'impératif de productivité et de rentabilité financière continue à primer sur la qualité de la production, des rapports sociaux dans l'entreprise, sur la déontologie, la pratique et la transmission de nos métiers et savoir-faire. Nous sommes de plus en plus nombreux et nombreuses à vouloir reprendre le contrôle de nos vies et de notre travail.
Extrait de « Négociations Unédic. Le travail n'est pas un coût, le chômage n'est pas un délit », tribune collective. Médiapart, février 2014

Aux entreprenants associés : la coopérative d'activités et d'emploi

Qu’est-ce qu’une coopérative d’activités et d’emploi (CAE) ? Comment ça fonctionne ? Comment cette nouvelle forme d’entreprendre est-elle née ? Cet ouvrage propose de partir à la découverte de ce mode original d’entrepreneuriat. Illustré de nombreux témoignages, il appréhende tout autant le fonctionnement pratique que le projet politique qui sous-tend la CAE.

 

Dans un premier temps, est explicité son fonctionnement au travers de témoignages d’entrepreneurs issus des CAE que l’auteur a connus : Cap Services, la première née en 1995 et de Coopaname, la plus importante CAE d’Ile de France. Dans une seconde partie c’est l’histoire de ces coopératives qui est racontée à travers l’itinéraire d’Elisabeth Bost : comment elles se sont co-construites, les difficultés rencontrées, les combats menés depuis quinze ans et ceux qui restent d’actualité, notamment en matière juridique.

 

La troisième partie est consacrée aux enjeux actuels du modèle. Elle prend appui sur l’expérience de Coopaname, la croissance rapide et la taille de cette coopérative l’obligeant à de nouveaux questionnements et la poussant sans cesse à l’innovation.

 

Auteure :

Elisabeth Bost, fondatrice de la première CAE, du réseau Coopérer pour entreprendre et de Coopaname

Préface d’Hugues Sibille
Postface de Jean-François Draperi

Couverture : Aux entreprenants associés
Collection "Pratiques utopiques" - Editions REPAS

Coopaname écrit une page dans les «Carnets de campagne»

En mars 2012, Joseph Sangiorgio, co-directeur général de Coopaname, répondait aux questions de Philippe Bertrand pour l’émission «Carnets de Campagne» sur France Inter

 

Par Joseph Sangiorgio, Coopaname, et Philippe Bertrand, France Inter. Mars 2012