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Portraits
Portraits : les costumières des Vertugadins ouvrent le bal !
Chefs d'entreprise grandeur nature
Guënic Prado et Emilie Monchovet, 24 et 29 ans, sont entrepreneuses et salariées au sein de Coopaname depuis bientôt deux ans. Avec la marque « les Vertugadins », elles exercent leur métier de costumière pour le théâtre et le spectacle vivant, et fabriquent aussi pour le particulier des robes de mariage et des costumes de fêtes.
Atelier de créationBobines, mannes, presse à rivets et boites à chapeaux constituent le décor des Vertugadins. Sur la table à tréteaux où se côtoient satin « duchesse », jersey, résille et popeline de coton, le vernis et le bois sont usés.
Le travail manuel, la matière, c'est ce qu'elles préfèrent. Dessiner, coudre, tordre et plier : mettre en forme pour faire d'un bout de tissu et de quelques accessoires, une pièce unique.
Passion communeToutes deux partagent la même passion des costumes depuis l'âge de 15 ans, sans le savoir. Jusqu'à ce qu'elles se rencontrent et décident de travailler ensemble. Créer sa boite, vivre du métier, « un rêve de petite fille »! « On s'est vraiment rendu compte qu'on avait la même vision du travail», dit Emilie.
A l'époque, elles veulent sortir de l'intermittence, créer une SARL, avoir une marque, et pouvoir facturer pour explorer de nouveaux secteurs. Formalités, études de marché, business plan : elles se plient à toutes les procédures. On ne les prend pas au sérieux.
RencontreEt puis un jour, un conseiller formation leur parle de Coopaname. Elles pourraient tester leur activité, aborder tous les aspects de la création d'entreprise tout en étant accompagnées. « A Coopaname, on ne nous a rien demandé, (...), on a juste parlé de notre projet », raconte Guënic.
Très vite, avec les anciens contacts, elles décrochent les premiers clients : La guerre de Goldoni au théâtre Mouffetard, le fantôme de l'Opéra et les trois mousquetaires pour le Bouffon théâtre.
ExpérienceDepuis, elles ont appris à être de vrais chefs d'entreprise : prospecter, évaluer les coûts, acheter des fournitures, négocier. Une expérience formatrice qui ne va pas sans difficulté : de gros investissements (un site internet, un calendrier), des budgets serrés et le salaire qui s'en ressent. Mais elles s'accrochent, elles y croient. Pour 2008, le carnet de commande s'annonce prometteur. « Au fur et à mesure on fait ses preuves. Puis on prend de la bouteille et les gens nous rappellent ! ». L'Opéra Garnier vient d'ailleurs de les rappeler pour l'étude d'un projet...
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